La levée de fonds explose dans les infrastructures

vestir dans les infrastructures serait-il devenu la nouvelle marotte des financiers?? L'évolution du volume de capital levé depuis cinq ans, en tout cas, est frappante. Selon les chiffres de Private Equity Intelligence, en 2003, aux balbutiements de l'activité, les fonds infrastructures étaient parvenus à mobiliser à peine 500 millions de dollars. En 2005, la levée de capitaux totale avait franchi le cap des 6 milliards, puis celui des 22 milliards l'année suivante pour, enfin, culminer à 35 milliards en 2007. Cette année, à fin octobre, 20 milliards de dollars avaient déjà été levés. Le record de l'an dernier ne devrait donc pas être réédité en 2008. Nul doute, toutefois, que ce léger reflux soit dû à l'atonie économique générale. Car les besoins sont là?: selon l'OCDE, les dépenses moyennes en infrastructures dans le monde entre 2010 et 2020 s'élèveront à 1.897 milliards de dollars par an. L'écrasante majorité de ces besoins sont assurés par l'État ou une société seule. C'est sur le reliquat que les fonds infrastructures interviennent, en support de l'un ou de l'autre, par le biais d'un apport en fonds propres. Historiquement, les banques d'affaires (Goldman Sachs notamment) et les filiales de gestion d'actifs des grands groupes bancaires ont toujours occupé le devant de la scène du secteur. Le pionnier étant la banque australienne Macquarie, auteur de la plus grosse levée de fonds (4,6 milliards d'euros, clos en mai 2007).Depuis 2006, et l'explosion des volumes en jeu, les grands fonds d'investissement ont rejoint le rang. « Cette nouvelle offre répond plus à une logique commerciale qu'à un mouvement fort de réallocation des actifs, estime Thomas Courtel, associé dans le cabinet d'avocats d'affaires Gide Loyrette Nouel. L'objectif est de pouvoir offrir un produit estampillé ?Infrastructure' aux investisseurs. » timiditéLeur engagement reste donc limité. Ainsi, KKR, Carlyle et CVC n'ont ouvert qu'un seul fonds dédié à l'activité. Cette timidité s'explique notamment par le « niveau de rentabilité de ce secteur, souvent inférieur à ceux constatés dans le private equity et notamment le rachat par effet de levier », explique Philippe Taillardat, responsable du fonds de fonds infrastructures de Crédit Agricole Asset Management. Pour les infrastructures sociales, comme les hôpitaux, la rentabilité brute des investissements « dépasse rarement 8 % ». Le secteur de l'énergie est plus lucratif?: jusqu'à 20 %. Mais « le risque y est bien plus fort », prévient Philippe Taillardat. Alexandre Maddens n++BSD ++PasSupprimerBalise ++BSF ++

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