Ratés sur l'enseignement

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Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont cela en commun qu'ils ont réussi ces derniers mois à se mettre à dos toute la communauté des enseignants de la maternelle? à l'université. Mais ces deux portefeuilles sont par essence très exposés, toute tentative de réforme se soldant généralement par l'opposition du corps enseignant. En cela, les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur n'ont pas failli, longtemps qualifiés de « bons élèves » du gouvernement. Xavier Darcos a revu les programmes de la maternelle au collège, supprimé les samedis travaillés en primaire pour mettre en place le soutien scolaire, instauré les stages de remise à niveau et d'anglais pendant les congés, puis lancé les réformes du bac professionnel et du lycée. Sur ce dernier dossier, la bronca des enseignants contre l'absence de concertation a poussé le gouvernement à reporter la mesure et à confier la mission au directeur de Sciences po, Richard Descoings. De son côté, Valérie Pécresse a, au début, semblé entamer ses réformes plus aisément, la loi LRU sur l'autonomie des universités ayant été votée dès août 2007. Peine perdue, les premières déclinaisons concrètes (décret sur le statut des enseignants-chercheurs, nouveau système d'allocation des moyens?) ont entamé son image, irrité les universitaires, et conduit le gouvernement à faire des concessions (réécriture du décret enseignants-chercheurs, gel des suppressions de postes en 2010 et 2011). Malgré cela, la grogne persiste jusqu'à menacer les examens universitaires (lire en page 6). Ces « ratés » expliquent la note médiocre obtenue (9/20). Aujourd'hui, les deux ministres, toujours chahutés sur le dossier de la réforme de la formation des enseignants, ont aussi en commun d'être donnés partants en cas de remaniement ministériel. C. J.

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