Impatiences sur la loi sur la TV publique
La Tribune
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À la reprise des débats à l'Assemblée hier, la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a souhaité que l'examen du projet de loi sur l'audiovisuel public s'achève au plus tard « à la fin du week-end prochain », réaffirmant que le gouvernement pourrait avoir recours à un décret. Le gouvernement a reçu le soutien ? plutôt rare ? des sociétés d'auteurs et de syndicats de producteurs. Ils ont critiqué hier l'obstruction menée par la gauche sur ce texte. Pour Pascal Rogard, directeur général de la société d'auteurs SACD, « cet enlisement ne nous amuse pas et est très inquiétant pour la création. Plus personne ne sait où en est le débat. » Même son de cloche chez Jacques Peskine, du syndicat de producteurs Uspa : « Il est très tard pour s'opposer à la loi. Cela devient du freinage pour le freinage. C'est inutile. » Quant à la baisse de la taxe sur TF1 et M6, pour financer France Télévisions, adoptée en commission, elle est jugée « légitime » par la SACD, ou « pas scandaleuse » par l'Uspa. « Les chaînes privées sont dans un mauvais état financier, il est inutile de les affaiblir davantage », abonde le producteur Marin Karmitz (MK2), dans « Le Monde » d'hier, jugeant urgent de moderniser l'audiovisuel public. Mais l'opposition a continué à revendiquer la nécessité de prendre le temps de débattre, accusant la majorité de prendre la responsabilité d'une « réforme ratée ». La discussion portait hier sur l'article 15, concernant le cahier des charges de France Télévisions. Le gouvernement n'a pas soutenu l'amendement selon lequel ce cahier des charges pourrait faire l'objet d'un débat au Parlement. J. H. et I. R. n++BSD ++PasSupprimerBalise balise systèmene pas supprimer++BSF ++
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