Le gouvernement n'étend que partiellement l'accord salarial en Guadeloupe
La Tribune
La Tribune
La décision a été délicate à prendre. Attendue mardi, elle n'a été annoncée qu'hier sous la forme d'un simple communiqué des ministères de l'Intérieur et du Travail. Le gouvernement a donc décidé une extension partielle des accords salariaux signés le 26 février en Guadeloupe entre le LKP et certaines organisations patronales. 40.000 salariés seraient concernés par cette extension.Comme l'avait laissé entrevoir le représentant du ministère lors de la réunion, le 3 avril, de la Commission nationale de la négociation collective, le préambule des accords Bino qui faisait allusion à « une économie de plantation » ? référence insupportable pour le Medef non signataire ? a été exclu de cette extension. Surtout, l'article 5, qui prévoyait la pérennisation de l'augmentation de 200 euros par mois des bas salaires, au terme des accords dans trois ans, ne sera pas étendu, à la satisfaction là aussi du Medef. En clair, les employeurs guadeloupéens n'auront pas l'obligation de prendre en charge la part des augmentations de salaires supportées jusque-là par l'État et les collectivités locales. Hier, Yves Jégo, le secrétaire d'État à l'Outre-mer, a toutefois annoncé que l'État était prêt à prolonger son aide financière de 100 euros par mois au-delà de ces trois années.inquiétude des syndicatsMais, en optant pour une extension partielle, le gouvernement prend quand même le risque de relancer l'agitation sociale en Guadeloupe. À la sortie de l'Élysée où ils étaient reçus hier, tous les leaders syndicaux n'ont pas manqué de s'en inquiéter. Déjà depuis début avril, plusieurs entreprises sont d'ailleurs concernées par des grèves : France Télécome;lécom, La Poste, Orange Caraïbes? Comme si le LKP voulait maintenir la pression à la veille des états généraux de l'outre-mer, qui démarreront le 15 avril, et de la visite de Nicolas Sarkozy prévue à la fin du mois. États généraux que le LPK boycottera, a annoncé son leader Élie Domota en début de semaine. P. C.
La Tribune
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France