Latécoère attend 2011 pour grossir

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Chat échaudé craint l'eau froide. Ce n'est pas le cas de l'équipementier aéronautique Latécoèree;coère, qui fait mentir cet adage populaire. Après avoir dû renoncer in extremis à racheter à Airbus deux sites d'aérostructures (fabrication d'éléments de fuselage) à Saint-Nazaire-Ville et Méaulte, le groupe se dit prêt à se relancer sur ce dossier, qui a grevé son Ebit de 6 millions d'euros en 2008. Pas tout de suite, a convenu hier le président du directoire, François Bertrand, qui s'est dit hier « tout à fait » intéressé, mais pourquoi pas à un horizon de « dix-huit mois, deux ans ». « Notre objectif est de participer à la consolidation du secteur des aérostructures et nous nous y préparons pour être dans la meilleure forme possible dans deux ans », car la crise a repoussé ce mouvement, qui « reste à faire », à cette échéance.baisse de 10 % du chiffreComment ? En réduisant l'endettement, déjà passé de 377 à 336 millions d'euros à fin 2008, et en renforçant les fonds propres ou quasi-fonds propres. « Un projet est à l'étude, qui vise à ne pas pénaliser les actionnaires actuels », a-t-il noté. En outre, le groupe négocie avec Paris des avances remboursables de l'ordre de 40 % des sommes investies sur l'A350 XWB. Soit « plusieurs dizaines millions d'euros ». « Le principe est acquis », mais l'État doit déterminer le montant de ces prêts. D'ici là, Latécoèree;coère se met en carré pour affronter la crise du transport aérien en réduisant ses coûts sans plan social. Car il « a devant lui deux ans difficiles ». Il prévoit une baisse de 10 % de son chiffre d'affaires en 2009, à 530 millions. M. C.

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