Le Congrès soulage les fonds de pension
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Les dirigeants des sociétés cotées américaines peuvent être soulagés. En votant jeudi un assouplissement des obligations en matière de fonds de retraites, le Congrès leur ôte une sacrée épine du pied. Si le président Bush appose sa signature sur ce texte de loi, les entreprises ne satisfaisant pas cette année à l'obligation de couverture à 92 % de leurs engagements futurs de retraites (comme le prévoyait la loi de 2006 pour l'exercice 2008), n'auront pas à renflouer intégralement et immédiatement leurs fonds de pension. Une bonne nouvelle au moment où la plupart des entreprises cherchent à conserver du cash. Car, selon Goldman Sachs, les implications de la loi de 2006 auraient mis à mal plus d'une société de l'indice S&P 500.Avec la chute de 40 % de Wall Street depuis le début de l'année, le taux de couverture des engagements futurs de retraites par les actifs des fonds à bénéfices définis des entreprises du S&P 500 est tombé à 84 % à début décembre, contre 108 % à fin 2007. Le déficit cumulé atteindrait les 195 milliards de dollars. Un tel niveau de sous-financement n'avait pas été observé depuis 2002. contributions en hausseObligées d'augmenter leurs contributions, bon nombre de sociétés avaient alors opté pour un régime de retraite à contributions définies pour leurs nouveaux salariés, leur laissant ainsi la responsabilité du rendement des investissements.Le vote du Congrès permettra de temporiser en attendant la remontée de Wall Street. À moins que les choses se compliquent davantage. Jusqu'en octobre dernier, le taux servant à actualiser les retraites à venir, celui des obligations de bonne qualité notées AA, a progressé, réduisant mécaniquement la valeur de ces engagements. Mais en novembre, il s'est détendu, provoquant, selon Bank of New York Mellon, une inflation de 10,2 % des engagements. Si cette tendance venait à se confirmer, en l'absence d'une reprise à Wall Street, la pression sur les fonds de pension pourrait s'accentuer. C. FR.
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