La garantie accident de la vie couvre près de 6 millions de personnes

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Huit ans après sa création, le contrat d'assurance garantie accident de la vie, ou GAV, rencontre un vrai succès. Créé de toutes pièces par la Fédération française des sociétés d'assurances, il couvre un vrai besoin. « Chaque année, sur notre territoire, 8 millions de personnes sont victimes d'un accident de la vie privée : brûlure, chute, noyade, mauvaise manipulation d'outils, agression, intoxication, erreur médicale. En moyenne, 400.000 personnes vont garder de lourdes séquelles (handicap, invalidité) et 20.000 personnes vont décéder », estime l'Association d'aide aux victimes d'accidents corporels (AAVAC). Tous les accidentés ne sont pas assurés mais le nombre va croissant : on comptait près de 3 millions de contrats individuels ou familiaux GAV fin 2008 (en hausse de 9 % par rapport à fin 2007) pour 5,8 millions de personnes couvertes (+ 10 %). Le volume de cotisations encaissées atteignait 466,2 millions (+ 15 %) en fin d'année dernière. Quant au nombre de sinistres déclarés, il s'est élevé à 30.800 l'an passé (+ 11 %) correspondant à 180,7 millions d'euros (+ 14 %). Niveau d'invaliditéLes bancassureurs se sont taillé la part du lion. Pacifica, la filiale du Crédit Agricolegricole détient 40 % du marché (en nombre de contrats comme en volume de primes), suivi de GCE Assurances, filiale des Caisses d'Épargne avec 13 %, de Groupama 11 %, Sogessur, filiale de la Société Généralecute; Générale avec 10 %, et GMF, 6 %. Le prix annuel pour l'assuré s'élève en moyenne à 157 euros. Pour Me Nicole Chabrux, avocate au barreau de Paris, « un contrat GAV est protecteur pour l'assuré à deux conditions : que l'indemnisation soit prévue à partir d'un faible taux d'invalidité, environ 5 %, et que le montant garanti soit supérieur à 150.000 euros », sachant que certains contrats garantissent jusqu'à 2 millions. L'assurance intervient si l'accidenté est affecté par une invalidité supérieure au taux prévu dans le contrat (de 1 % à 30 %). La somme accordée en cas de décès ou de blessure dépend du préjudice (perte de revenus, souffrances, préjudice esthétique, frais d'aménagements du domicile, etc.). Dans cette évaluation, le niveau d'invalidité retenu est décisif. « Je conseille aux assurés d'être assisté d'un médecin-conseil indépendant au cours de l'examen médical pratiqué par le médecin-conseil de l'assureur », indique Me Nicole Chabrux. Les montants versés restent très modérés : moins de 6.000 euros en moyenne. Séverine SollierChaque année, sur notre territoire, 8 millions de personnes sont victimes d'un accident de la vie privée.

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