La Pologne demande 20 milliards au FMI -

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Après le Mexique, la Pologne. Varsovie entend demander au Fonds monétaire international (FMI) d'accéder à hauteur de 20 milliards de dollars à la nouvelle « ligne de crédit modulable » (LCM) destinée à conforter les économies aux fondamentaux solides. Cette somme augmenterait d'un tiers les réserves de la banque centrale polonaise pour « immuniser la Pologne contre le virus de la crise et les attaques des spéculateurs », selon le ministre des Finances, Jan Rostowski. Le FMI a introduit, le 24 mars dernier, ce nouveau mécanisme et appelé les « pays performants qui risquent de ressentir les effets de la crise mondiale » à y recourir. Jusqu'à présent, seul le Mexique a fait appel à ce nouvel instrument simplifié. « Je suis très heureux de la réponse positive donnée par la Pologne à l'invitation que j'ai présentée aux économies très performantes de faire usage de cet instrument destiné à renforcer la confiance internationale », a observé hier le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. STABILISER LA MONNAIE Relativement épargnée par la crise mondiale, la Pologne est un des rares pays à s'attendre à une croissance de son économie cette année. Varsovie estime à environ 2 % l'expansion de la richesse polonaise en 2009. Le gouvernement libéral de Donald Tusk entend, en tout cas, accélérer les préparatifs pour l'adhésion de la Pologne à la zone euro. Depuis que le parti conservateur, Droit et Justice (PiS), des frères Kaczynski a perdu sa minorité de blocage au Parlement, la modification de la Constitution polonaise, indispensable pour adopter la monnaie européenne, est désormais devenue possible. L'objectif déclaré est une adhésion en 2012. Varsovie souhaite en tout cas, de l'aveu même des sources gouvernementales, rejoindre le plus tôt possible le mécanisme de change européen, passage obligé avant d'accéder à la zone euro. La ligne de crédit de 20 milliards de dollars du FMI pourrait opportunément aider Varsovie à stabiliser sa monnaie, le zloty, et faciliter ainsi son accès au mécanisme de change européen dès cette année. Bref, la Pologne semble faire un peu exception dans un paysage morose qui s'affiche à l'Est. Ce qui semble donner raison à la Commission de Bruxelles qui a refusé une aide « globale » à l'Est européen et qui entend traiter chaque pays au cas par cas. C'est ainsi que la proposition hongroise de lancer un plan de sauvetage financier de 180 milliards d'euros destiné aux pays de l'Europe centrale et orientale a été rejetée. Car les pays de l'Est européen sont dans des situations très différentes. En Pologne comme en Slovaquie (qui fait partie de la zone euro), les indicateurs restent au vert alors que la Hongrie ou les pays baltes s'enfoncent dans le rouge. Marc Deger

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