La zone euro dans le rouge pour la première fois
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L'étonnant cavalier seul de la France, deuxième économie de la zone euro, n'aura pas permis à cette dernière d'éviter la récession. C'est la première fois depuis sa création que la zone doit faire face à une telle situation. Selon l'estimation préliminaire d'Eurostat, le PIB de la zone euro a reculé de 0,2 % au troisième trimestre, après un fléchissement d'une ampleur identique au deuxième. L'entrée en récession de la zone euro tient notamment au fait que l'Allemagne et l'Italie ont à leur tour plié l'échine, avec un repli de leur PIB au troisième trimestre de 0,5 %. Pour l'avenir, les différents indicateurs ne sont guère engageants, avec à la clé le risque de voir la richesse nationale des pays de la zone reculer à nouveau. Ainsi l'indice PMI, habituellement un bon indicateur avancé de la croissance, s'est inscrit à 43,6 en octobre, son plus-bas historique. « Ce niveau est cohérent avec une baisse du PIB d'environ 0,3-0,4 % au quatrième trimestre », souligne Clemente De Lucia, de BNP Paribas. Dans ce paysage bien sombre, on peut néanmoins voir pointer une lueur. L'inflation continue de refluer. Elle est tombée en octobre à 3,2 % dans la zone. La poursuite de cette tendance laisse la porte ouverte à un nouveau geste de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa réunion du début du mois de décembre. A. E.
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