Les ventes autos au point mort en Europe

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Année noire pour l'automobile européenne. Les immatriculations de voitures neuves sur le Vieux Continent ont chuté de 7,8 %, voire de 8,4 % sur la seule partie occidentale, en 2008. En décembre, les ventes ont dégringolé carrément de 17,8 %. Tous les grands marchés ont plongé, surtout l'Espagne (? 28 %), mais aussi la Suède (? 17 %), l'Italie (? 13,4 %), la Grande-Bretagne (? 11,3 %). La France tire son épingle du jeu (? 0,7 %) grâce à un soutien artificiel de son marché sous la forme du « bonus » pour les petits véhicules puis, sur la fin de l'année, d'une prime à la casse.2009 ne s'annonce guère meilleure. Le marché européen pourrait encore fléchir de 10 % à 12 %, d'après Renault. Et certains experts évoquent une chute allant jusqu'à 20 %.Dans ce contexte, tous les constructeurs européens ont été frappés. Mais pas tous de la même façon. Incontestablement, BMW est celui qui s'en tire le mieux (? 3,5 %) grâce à une certaine tenue du segment du haut de gamme, des modèles puissants mais relativement sobres et sa marque anglaise Mini. Son compatriote, le groupe Volkswagen, a également mieux résisté que ses concurrents (? 4,4 %), avec sa nouvelle Golf et sa filiale haut de gamme Audi, aiguillonnée par une nouvelle A4 réussie.Résultat trompeurLes Français n'ont pas, pour leur part, particulièrement brillé l'an dernier. Et ce, malgré des facteurs favorables comme la quasi-stabilité de leur marché intérieur et une spécialisation sur les modèles petits et compacts à faible consommation. Renault fait certes mieux que le marché (? 6,9 %). Mais ce résultat apparaît trompeur. Il n'est dû qu'à la progression de sa marque roumaine d'entrée de gamme Dacia (+ 6,2 %). Sur le seul mois de décembre, le groupe Renault est même l'un de ceux qui ont le plus dévissé. PSA chute, quant à lui, de 9,1 % avec ses deux marques Peugeot et Citroën.Le commissaire européen à l'Industrie, Günter Verheugen, a du coup annoncé qu'il avait invité aujourd'hui à Bruxelles des ministres des 27 pays de l'Union pour « un échange de vues » sur le secteur automobile sinistré.Alain-Gabriel Verdevoye

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