Obama se débat pour défendre ses réformes

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États-UnisBarack Obama est engagé dans une course contre la montre. Le président des États-Unis fait pression sur le Congrès afin qu'il adopte au plus vite sa réforme phare de l'assurance santé. Or, compte tenu des résistances qu'elle suscite, la Maison-Blanche craint l'enlisement des débats en 2009 et l'incapacité pour les élus d'adopter une loi en 2010, année où le Capitole sera partiellement renouvelé lors des élections de mi-mandat.Alors que les vacances parlementaires démarreront à la fin juillet à la Chambre et le 7 août au Sénat, Barack Obama consacre chaque jour une partie de son agenda à défendre sa réforme visant à apporter une assurance médicale aux 46 millions d'Américains qui en sont dépourvus. Ce soir, il tiendra une conférence de presse pour mobiliser une fois de plus l'opinion alors que, selon le « Washington Post », 47 % de ses compatriotes soutiennent encore ce projet, contre 57 % en avril. Bien qu'il demeure très populaire, Barack Obama a vu sa cote de popularité descendre à 59 %, passant pour la première fois sous la barre des 60 % depuis sa prise de fonction. Au moment où le paysage économique donne des signaux d'éclaircie, comme l'a expliqué hier Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale (lire page 13), la cote de confiance du président s'effrite aussi dans le domaine économique. Car les Américains commencent à craindre le coût des projets présidentiels. Le bureau du Budget du Congrès (CBO) estime que, contrairement à ce qu'affirme la Maison-Blanche, la rénovation du système de santé publique coûtera 239 milliards de dollars sur dix ans, la facture avancée de 1.000 milliards de dollars ne pouvant être, selon ses experts, que partiellement compensées par 583 milliards de dollars de hausse d'impôts et 219 milliards de coupes budgétaires.dette historiqueComme l'avait fait George W. Bush lors de sa première année d'exercice, Barack Obama vient de reporter d'un mois la publication de ses projections budgétaires. Le camp républicain dénonce une man?uvre visant à tromper l'opinion sur le coût de la réforme de la santé dans un contexte où le déficit budgétaire est attendu à 1.840 milliards de dollars pour l'exercice fiscal 2009. « La Maison-Blanche ne peut cacher le fait que les politiques de cette administration ont enseveli nos enfants et nos petits-enfants sous le fardeau d'une dette historique », accuse John Boehner, chef de file de l'opposition à la Chambre.Chef économiste du cabinet IHS Global Insights, Nigel Gault estime au contraire qu'en août, l'administration annoncera une réduction du déficit. Pour cela, elle renoncera à une « réserve » de 250 milliards de dollars dans le budget visant à soutenir le système financier. Une provision jugée moins utile à mesure que Wall Street redresse la tête. n

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