Casse-tête indien pour les grandes enseignes internationales

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distributionFaut-il y venir ou pas ? Le gigantesque marché indien fait saliver les distributeurs du monde entier, se hissant même en tête du palmarès des pays les plus attractifs, devant la Russie et la Chine, selon une récente étude d'AT Kearney. Mais les politiques adoptées sont très variables. Derniers exemples en date : l'arrivée de Wal-Mart et l'abandon d'Ikea.Le numéro un mondial de la grande distribution, l'américain Wal-Mart, a ouvert fin mai son premier magasin, un « cash & carry », c'est-à-dire un magasin de demi-gros réservé aux détaillants, restaurants et autres collectivités. Avec ce « cash & carry », Wal-Mart suit l'exemple du distributeur allemand Metro. Et un troisième intervenant arrive : le français Carrefour prépare son premier magasin de demi-gros pour fin 2009 ou début 2010 (tout en continuant à chercher un partenariat global avec un groupe indien). À l'inverse, Ikea, qui avait prévu de consacrer 1 milliard de dollars à son installation dans le pays, vient de renoncer. La réglementation oblige en effet les magasins monomarques à disposer d'un partenaire indien ayant au moins 49 % de l'affaire. Du coup, le distributeur suédois abandonne pour le moment, précisant qu'il reviendra quand les investissements à 100 % seront autorisés. puissance électorale Tout le problème des distributeurs étrangers tient à la réglementation des investissements. La loi indienne autorise les capitaux étrangers à 100 % dans les « cash & carry », mais les limite à 51 % dans les magasins de marques et les interdit totalement dans la grande distribution. Explication : le monde politique est tétanisé par la puissance électorale des dizaines de millions de petits commerçants traditionnels, eux-mêmes terrorisés à l'idée de la concurrence d'un système de distribution moderne. Si le gouvernement veut se montrer ouvert à l'égard des étrangers, une commission parlementaire vient d'appeler à un quasi-gel dans la distribution. Celle-ci pourrait donc être le dernier secteur à s'ouvrir réellement aux capitaux étrangers.Patrick de Jacquelot, à New Delh

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