Le thé noir s'envole

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matières premièresBoisson la plus répandue au monde après l'eau, le thé voit ses cours affectés par la sécheresse en Afrique de l'Est. À Mombasa au Kenya, les cours du kilogramme de thé noir ont grimpé à 2,81 dollars jeudi, un plus-haut historique sur ce marché. Le Kenya est le premier exportateur de thé noir, et le troisième producteur derrière la Chine et l'Inde avec 370 millions de kilogrammes produits en 2007. Les cours sont fixés une fois par semaine, lors d'une vente où se traitent environ 5 millions de kilos, et où les grands industriels comme Lipton s'approvisionnent. acheteurs inquietsOr les cours risquent de continuer de se tendre si l'on en croit la Kenya Tea Development Agency, premier exportateur du pays?: la production 2009, qui a déjà reculé de 12 % à 139 millions de kilos au premier semestre, devrait être sévèrement atteinte par la sécheresse. Selon Météo France, le phénomène d'El Niño devrait priver le pays de la moitié des pluies habituelles entre octobre et décembre?; or le thé a justement besoin de beaucoup d'eau pour mener à bien sa croissance. Le manque d'eau risque également de toucher les autres pays africains producteurs, le Malawi, l'Ouganda et le Rwanda notamment, mais aussi l'Inde et le Sri Lanka, où la mousson est inférieure à la normale cette année. Si le marché international s'intéresse surtout à cette région, l'inflation des cours du thé n'est pas circonscrite à l'Afrique. À Calcutta, la volatilité des prix a été très forte ces derniers mois alors que l'inquiétude s'emparait des acheteurs?: en mai, les cours avaient ainsi grimpé de 50 centimes. Selon un indicateur calculé par le broker néerlandais Van Rees Group, spécialiste du thé, les cours du thé ont grimpé de 70 % depuis 2005 si l'on associe aux cotations de Mombasa celles de Djakarta, Calcutta et Colombo, les autres centres névralgiques du thé. A. R.

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