Sarkozy, toujours patron de l'UMP, lance la bataille européenne

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Ce n'est pas mon travail de faire ça mais moi j'essaie de ne pas être hypocrite? » Venu conclure samedi le conseil national de l'UMP réuni à la Mutualité, Nicolas Sarkozy a ainsi confirmé avoir supervisé de bout en bout la réorganisation du parti majoritaire. Nouveau secrétaire général, Xavier Bertrand est prévenu. Le chef de l'État l'a flanqué d'une direction élargie, où l'ex-socialiste Éric Besson côtoie le libéral Axel Poniatowski et où « l'ami de trente ans » Brice Hortefeux est chargé de veiller aux intérêts présidentiels dans la perspective d'une nouvelle candidature à l'Élysée en 2012. Xavier Bertrand, qui veut être avant tout un politique « de terrain », souhaite que l'UMP quitte la rue de La Boétie pour un siège « plus adéquat pour un grand mouvement populaire » et veut se consacrer à l'objectif fixé par Nicolas Sarkozy : doubler les effectifs du parti pour parvenir à 500.000 adhérents en 2012. Mais, avant 2012, il y a les régionales de 2010 et surtout les européennes de juin prochain. un scrutin à risquesLà aussi, Nicolas Sarkozy a imposé sa loi à l'UMP. Samedi, il a officiellement lancé la campagne du parti pour un scrutin qui s'annonce à risques dans un pays encore marqué par le « non » au référendum de 2005 sur la Constitution européenne. Le chef de l'État, qui juge que les proeuropéens sont renforcés par sa présidence « active » de l'Union durant les six derniers mois de 2008, a appelé les candidats à l'eurodéputation à « reprendre le flambeau ». Nicolas Sarkozy a notamment salué Michel Barnier et Rachida Dati, qui porteront les couleurs de l'UMP en Île-de-France. La ministre de la Justice a, bon gré mal gré, accepté son « exil » à Strasbourg et Nicolas Sarkozy l'a publiquement remerciée en la rétablissant dans son rôle d'icône de la « diversit頻 et en soulignant que « la vie d'un gouvernement, c'est fait de départs et de retours »? Le chef de l'État a en revanche fait sèchement la leçon à Rama Yade. Il y a six semaines, la secrétaire d'État aux Droits de l'homme avait refusé de conduire la liste UMP dans la région capitale. Nicolas Sarkozy n'a pas pardonné et n'adresse plus la parole à son ancienne protégée, qui s'est tenue à l'écart durant la réunion de samedi. « Une famille politique est faite de combattants. J'ai plus de respect pour ceux qui conduiront le combat que pour ceux qui suivent le combat des autres », a lancé Nicolas Sarkozy, qui a enfoncé le clou en disant vouloir envoyer « les meilleurs » au Parlement européen. n

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