Sarkozy veut apaiser l'Outre-mer

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C'est par un geste fort que Nicolas Sarkozy a débuté hier soir à la Martinique sa visite de deux jours aux Antilles : en décorant 15 anciens combattants antillais qui avaient rejoint la France libre durant la guerre. Brice Hortefeux, le nouveau ministre de l'Intérieur, et sa secrétaire d'État à l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, d'origine guadeloupéenne, l'accompagnent. Autre geste symbolique, le président doit donner cet après midi le nom d'Aimé Césaire, l'homme politique et poète qui incarne le mieux la fierté antillaise, à l'aéroport de Fort-de-France.Mais cette visite, entourée de mesures de sécurité importantes ? 7 escadrons de gendarmes mobiles ont été acheminés ces derniers jours sur place ? sera également ponctuée de réunions avec les élus et les chefs d'entreprise et de plusieurs interventions politiques du chef de l'État, dont une tard ce soir avant son départ. Mais officiellement, aucune réunion n'est pour l'instant programmée avec Élie Domota, le leader du LKP, qui a mené la contestation cet hiver.parvenir à l'égalitéLundi, lors de son intervention devant le Congrès, Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il parlerait avec les habitants d'outre-mer « des moyens par lesquels la République pourra tenir ses engagements ». « Je parlerai avec eux des moyens juridiques et matériels qui sont nécessaires pour parvenir à l'égalité. » Ces moyens, le président rappellera qu'ils se trouvent pour une bonne part dans la loi de développement économique pour l'Outre-mer (Lodeom) votée en mai et dotée de 1,5 milliard d'euros par an. D'autres mesures permettant de développer l'identité ultramarine seront décidées fin octobre, ajoutera-t-il. L'exécutif ne veut pas se concentrer sur les seules Antilles. François Fillon devrait se rendre rapidement à La Réunion. P. C.

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