AIG réduit sa dette de 25 milliards de dollars

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AssuranceL'assureur américain AIG, nationalisé à l'automne dernier pour éviter la faillite, a conclu un accord avec la Réserve fédérale de New York pour lui rembourser 25 milliards de dollars (18 milliards d'euros). À terme, le groupe AIG ne devra donc plus que 15 milliards à cette antenne régionale de la Fed. L'opération va s'effectuer en deux temps. Les deux principales compagnies d'assurance-vie du groupe, Alico et AIA, vont d'abord être logées dans deux « Special Purpose Vehicles » ou SPV (fonds commun de créances) qui devraient être ensuite introduits en Bourse au second semestre 2009, « en fonction des conditions de march頻. Concrètement, la banque fédérale de New York va recevoir 16 milliards de dollars d'actions préférentielles du SPV d'AIA et 9 milliards du SPV d'Alico, correspondant à la valorisation partielle de ces deux compagnies. Le solde du capital des SPV restera détenu par AIG sous la forme d'actions ordinaires.60 milliards d'actifsAIA exerce en Asie et compte 20 millions de clients pour 60 milliards d'actifs. Pour sa part, Alico travaille par le biais de filiales ou de succursales dans 54 pays, dont le Japon, son premier marché, et l'Europe de l'Ouest (plus de 10 % de l'activité mondiale). Pour Marc Sevestre, président d'Alico Europe de l'Ouest continentale, « la création du SPV est la première étape vers l'indépendance d'Alico ». Elle permettra aussi une simplification de l'architecture complexe de cet assureur, qui empêche d'avoir une bonne vision des résultats de chaque région. « Depuis le début de l'année, nous avons une croissance en France et en Europe inférieure aux années précédentes, du fait de la crise économique mais qui reste positive », indique Marc Sevestre. Contrairement aux activités au Royaume-Uni et en Irlande où Alico pratique l'assurance-vie épargne, l'activité en Europe de l'Ouest continentale est pour l'instant centrée sur la prévoyance (individuelle accident, assurance décès et invalidité, assurance emprunteur, santé) distribuée en marketing direct ou par des partenaires. En France, premier marché de la région, la filiale couvre « plus de 5 fois la marge de solvabilité, à fin 2008 », indique Marc Sevestre, qui précise que les résultats dépendent essentiellement de la sinistralité et des coûts d'acquisition des contrats et très peu des produits financiers. La nouvelle configuration d'Alico lui semble l'occasion de « renforcer les synergies » entre les pays. S. So.

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