La sécurité civile est-elle efficace ?
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Chaque année, la collectivité affecte 5,5 milliards d'euros pour les différents services de secours, dont 4,2 milliards pour les pompiers (39.000 professionnels et 199.000 volontaires). La sécurité civile, dépendant du ministère de l'Intérieur, ne dispose que de 2.500 fonctionnaires et 40 hélicoptères sur tout le territoire, ce qui oblige l'État à recourir à l'armée en cas d'événements exceptionnels comme elle vient de le faire dans le Sud-Ouest. À la suite de la tempête de 1999, l'État s'est doté en 2005 d'un centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic) destiné à coordonner les moyens. Ironie du sort : la tempête intervient alors que l'État vient juste de lancer un plan triennal destiné à améliorer la prévention et les secours. Dix millions d'euros sont ainsi prévus cette année pour commencer la mise en place d'un réseau de communication, baptisé Antares, entre les différents services de secours sur le terrain. Le réseau national d'alerte, utilisant 4.000 vieilles sirènes situées sur les bâtiments publics, doit être remplacé prochainement par de nouveaux outils d'alerte (SMS, mail?). L'utilisation des hélicoptères de la sécurité civile et de la gendarmerie va également être mutualisée. P. C.
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