France Télécom résiste à la crise
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Malgré les inquiétudes soulevées par les commentaires de Vodafone sur le repli du marché espagnol cet été, France Télécom affirme que le secteur des télécoms est peu affecté par les conséquences de la crise. L'opérateur historique a fait valoir hier qu'en dehors de l'Espagne et quelques pays émergents, le groupe n'a constaté aucun impact du ralentissement économique sur ses activités. France Télécom assure qu'« aucun changement de tendance majeur n'est attendu au quatrième trimestre » et confirme ses prévisions annuelles d'une stabilité de la marge brute opérationnelle (36,1 % en 2007) et d'un cash-flow organique de plus de 7,8 milliards d'euros. La croissance de 2,3 % du chiffre d'affaires à périmètre comparable au troisième trimestre, à 13,5 milliards d'euros, est moins forte qu'au premier semestre (+ 3,9 %), mais le PDG, Didier Lombard, relève que le groupe « a maintenu pour le quatrième trimestre consécutif un niveau de croissance supérieur à l'évolution du PIB moyen », estimée à 1,3 % sur les pays où il est présent. nouveaux clientsEn France, où le groupe génère encore la moitié de son activité, la tendance reste bonne, en particulier dans le mobile (+ 5,9 %). Orange a séduit 396.000 nouveaux clients sur le trimestre et stabilisé sa part de marché à 43,5 %, notamment grâce à l'iPhone 3G (216.000 appareils activés en trois mois). L'érosion dans le fixe se ralentit : France Télécom revendique 22 millions de lignes fixes, soit 200.000 en moins, et 8 millions de clients ADSL, soit 240.000 en plus. Au total, le chiffre d'affaires dans le fixe est en léger repli. Le directeur financier, Gervais Pellissier, souligne que 85 % du chiffre d'affaires réalisé en France est récurrent, sous forme d'abonnement et de forfait, ce qui constitue « un effet amortisseur et de résilience ». D. C.
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