Seuls Audi, BMW et Porsche réussissent en haut de gamme

Réputé pour ses marges élevées, vecteur d'image, le haut de gamme fascine les constructeurs. Tous s'y essayent mais peu réussissent. De fait, seuls les spécialistes allemands Audi, BMW et Porsche ont tiré leur épingle du jeu en 2005. Audi, la filiale de Volkswagen, a ainsi affiché un bénéfice net honorable de 824 millions d'euros, certes en baisse de 5,4 %, mais son profit imposable s'est envolé de 14,6 % à 1,3 milliard. Un record. Et ce pour un chiffre d'affaires en progression de 8,5 % à 26,6 milliards et des ventes en augmentation de 6,4 % à 829.109. Martin Winterkorn, patron de la firme aux anneaux, table sur une nouvelle hausse significative des ventes cette année pour atteindre un million d'unités en 2008.BMW, qui publiera ses résultats le 15 mars, a affirmé en début d'année qu'il avait affiché des profits comparables à ceux, historiques, de 2004. Le chiffre d'affaires automobile du bavarois a progressé de 7,8 % à 45,8 milliards, avec des ventes de 1,327 million de voitures (+9,9 %). Le groupe vise une nouvelle hausse en 2006. Porsche - dont l'exercice est décalé - a également effectué un beau parcours l'an passé.Handicapé par Smart. Leurs concurrents font nettement moins bien. Handicapé par sa branche de minivoitures Smart mais aussi par ses lourds coûts de garantie dus à des problèmes de fiabilité, Mercedes-Benz a subi une perte d'exploitation de 505 millions. Les japonais Lexus (Toyota) et Infiniti (Nissan) réalisent certes de belles ventes et marges, mais restent quasiment confinés aux États-Unis. Volvo Car, filiale suédoise de Ford, a vu, pour sa part, ses profits opérationnels chuter en 2005 de 55 % à 3,5 milliards de couronnes (375 millions d'euros), selon le journal Dagens Industri. Son compatriote Saab (GM) a pour sa part creusé ses pertes chroniques à près de 300 millions de dollars (250 millions d'euros), d'après le Handelsblatt. Quant à Jaguar, branche de Ford depuis 1989, il continue aussi de cumuler les déficits, après 429 millions de livres en 2004 (630 millions d'euros) selon la presse, avec une production en chute libre à moins de 90.000 unités. La marque italienne Alfa Romeo (Fiat) a vu, elle, ses volumes reculer à moins de 140.000 en 2005. Les modèles de haut de gamme des constructeurs généralistes se traînent, eux, à des niveaux faibles (19.300 Peugeot 607, moins de 8.000 Renault Vel Satis produites en 2005).Alain-Gabriel Verdevoye

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