Le patron de GM prépare ses arguments face à Renault

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Àl'approche de sa rencontre avec Carlos Ghosn, son homologue de Renault-Nissan, Rick Wagoner, le directeur général de General Motors, se veut " ouvert " mais ferme. Les médias américains continuent d'annoncer que leur rencontre aura lieu demain, ce que les deux constructeurs se refusaient hier à confirmer. " Il y aura bien une rencontre mais nous ne pouvons assurer pour des raisons d'agenda que cela sera le 14 juillet ", indiquait-on hier soir chez Renault.Sur la défensive. En attendant, Rick Wagoner s'est exprimé sur la chaîne CNBC pour livrer un message en trois points. Il s'agissait pour lui de réagir aux commentaires d'analystes et de médias le jugeant fragilisé depuis que le milliardaire Kirk Kerkorian - qui détient 9,9 % du capital de GM - a engagé les deux groupes à se rapprocher. Tout d'abord, contrairement à une opinion répandue à Wall Street, Rick Wagoner affirme ne pas être opposé à une alliance à trois. Le patron du premier constructeur mondial automobile a évoqué sur CNBC " une idée intéressante ", rappelé le fait qu'il avait " l'esprit totalement ouvert " et indiqué qu'il avait " hâte de s'asseoir pour discuter avec Carlos ". Deuxièmement, Wagoner clame haut et fort que les ambitions de Kerkorian - auquel le marché prête l'intention de vouloir le débarquer au profit de Ghosn - ne menace pas sa position. Il s'agit d'une interprétation erronée, a-t-il affirmé, précisant qu'il bénéficiait d'un " grand soutien " du conseil d'administration de GM. Alors que les pertes du constructeur se sont élevées à 10,6 milliards de dollars en 2005, ni Kerkorian ni le conseil ne lui ont fait directement savoir qu'ils jugeaient l'exécution de son plan de redressement trop lente, a précisé Wagoner. Il soutient que, de toute façon, " quiconque estime que nous n'allons pas assez vite se refuse tout simplement à regarder les faits en face ".Enfin, bien que le marché anticipe le rachat de 20 % de GM par le groupe franco-japonais, Wagoner a précisé ne pas avoir reçu de proposition précise de Renault-Nissan. " Nous ne travaillons pour l'instant sur aucune transaction ", a déclaré le patron de GM. Leurs discussions seront suivies de près par le syndicat automobile UAW, dont le président vient d'émettre des doutes sur la finalisation d'un accord tripartite, et par l'Office anticartel allemand qui vérifiera qu'une telle union ne représente pas de risque. Mais Kirk Kerkorian peut déjà se frotter les mains. Depuis ses propositions du 30 juin, le titre GM a pris 7,5 % et sa participation a gagné 115 millions de dollars.

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