RCP Design Global s'emballe pour la Chine

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Régine Charvet-Pello , la créatrice de RCP Design Global, faisait partie des quarante patrons français qui ont accompagné le chef de l'État lors sa visite officielle en Chine, en novembre dernier. " Cela nous a donné de la crédibilité vis-à-vis de nos clients : c'est fondamental pour une PME comme la nôtre. D'ailleurs, je vois déjà la différence, se félicite-t-elle. Car, depuis lors, j'ai été contactée pour des réponses à des appels d'offres. Les gens veulent me voir. Conséquence : nous allons clairement gagner un an ou deux ! "Basée à Tours, sa société intervient dans des domaines très variés, allant de la communication dans le secteur du tourisme, du patrimoine et de la culture (elle s'occupe notamment des châteaux de Chenonceau et d'Amboise) au design intérieur et extérieur de trains, de navettes aéroportuaires ou de tramways (elle a conçu ceux de Paris, du Mans, d'Angers, d'Alger et de Constantine) en passant par le design sensoriel.NOUER DES CONTACTSUne palette de compétences qu'elle a mise, dès 2006, au service du marché chinois avec la création d'une agence à Pékin des " Arts de la France ", destinée à développer la culture et le patrimoire français, ainsi que l'innovation en matièrede design de transport public. " Les besoins, là-bas, sont considérables, observe Régine Charvet-Pello. Les infrastructures de transport actuelles ne permettent plus, en effet, de répondre à la forte réponse économique et à la demande de mobilité que connaît le pays. "Aussi la dirigeante y passe-t-elle un tiers de son temps, secondée par Ni Zhen, sa collaboratrice sur place. " Il faut d'abord nouer de bons contacts avant de commencer à parler affaires. C'est le processus normal là-bas. " De retour de son voyage " présidentiel ", elle a d'ailleurs mis en place avec les autres PME, qui ont accompagné le chef de l'État, une association baptisée " Vers une croissance durable ".Des projets en pagaille, donc, pour la présidente qui n'en oublie pas pour autant le marché français. L'exercice 2007 devrait laisser apparaître un chiffre d'affaires en très forte hausse, à un peu moins de 1,5 million d'euros contre 862.000 euros en 2006. " Très saine financièrement ", la société est aujourd'hui codirigée par la fondatrice et son mari, Frédéric Charvet, en charge des questions administratives et financières. Ils se partagent, à eux deux, l'essentiel des parts de leur entreprise.

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