Des vêtements diffuseurs de bien-être

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Des chaussettes qui apaisent les pieds blessés. Un costume chaud en hiver et léger en été. Des pyjamas aux propriétés amincissantes ou hydratantes. La microencapsulation, technique qui transforme un simple tissu en textile intelligent grâce à la libération de produit actif, commence à trouver des applications destinées à la garde-robe quotidienne des Français.Les marques françaises y voient une planche de salut pour résister à la concurrence des fabricants asiatiques. " Ce sont des produits que ne fabriquent pas nos concurrents chinois ", affirme Catherine Rambaud, présidente d'Olympia. " En tant que fabricant français, disposant d'une usine, nous ne pouvons pas proposer des produits basiques de masse. Il nous faut exploiter des niches ", ajoute Édith Lemahieu, codirigeante de Lemahieu, fabricant de sous-vêtements.DES CHAUSSETTES IMPREGNEES D'HUILE D'AMANDE DOUCE BIOConnue pour ses sous-vêtements chauds, cette PME lancera, au printemps, une gamme féminine de shortys, nuisettes et autres tops " cosméto-textiles ". Des échanges au sein de Up Tex, pôle de compétitivité de la région Nord, ont donné à Lemahieu l'idée de concevoir cette petite ligne de produits sous sa marque Raison d'Être. Sur la maille qu'elle tricote dans son usine de Saint-André (59) sont fixées des microcapsules (d'une taille de 3 à 8 microns) qui enferment des actifs cosmétiques. La technique avait déjà été employée par Dim pour des collants au début des années 2000. Depuis, elle s'est améliorée. Le produit résiste mieux aux lavages. Lemahieu reprend d'abord l'idée pour des articles aux vertus amincissantes. " Nous avons ensuite sorti des produits hydratants. D'autres applications sont envisagées : textiles anti-UV, autobronzants, anti-moustiques, etc. ", détaille Édith Lemahieu. Olympia qui vient de lancer Olympia Sensitive, des chaussettes imprégnées d'huile d'amande douce bio, prépare d'autres nouveautés, notamment à partir d'un brevet déposé sur les polymères médicaux. Bruno Saint-Hilaire réfléchit aussi aux lendemains de son costume Right Temp dont le tissu est greffé de microcapsules de paraffine. La liquéfaction de cette paraffine absorbe la chaleur, sa solidification en dégage. Un procédé dérivé de la Nasa. " Par inversion de phase, il prend le chaud et renvoie du froid ", explique Dominique de la Tournelle, PDG de Bruno Saint-Hilaire. Le lancement de ce costume - quatre ans de mise au point ont été nécessaires pour obtenir un toucher doux - a été un succès : le modèle a procuré 15 % de ventes supplémentaires en volume à la marque Bruno Saint-Hilaire. Au passage, elle a redoré le blason de la marque qui s'était fait un nom grâce au Lycra dans les années 1970.

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