Caravelle dévoile ses ambitions pour la SNCM

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Les marins CGT, opposés à la privatisation de la SNCM, ont décidé hier soir de poursuivre la grève jusqu'à lundi, dans l'attente d'une nouvelle réunion le 26 septembre entre syndicats, direction et représentants du ministère des Transports. Alors que les syndicats se sont plaints de ne rien connaître des projets des deux candidats repreneurs, le fonds d'investissement Butler Capital Partners et le groupe Caravelle, ce dernier a évoqué les grandes lignes de son offre à La Tribune."Réductions d'effectifs." Insistant sur le fait que son entreprise est un opérateur industriel spécialisé dans le rachat de sociétés en difficultés, le président de Caravelle, Pierre André Martel souligne que "jusqu'à présent, aucune des entreprises acquises par le holding n'a été revendue. Nous comptons bien faire de même avec la SNCM".Caravelle (un chiffre d'affaires consolidé de 450 millions d'euros, 4.000 salariés) estime que la SNCM entre bien dans sa stratégie industrielle, qui vise des entreprises de taille moyenne, occupant une position forte sur leur niche : "La SNCM possède un bon matériel et les hommes sachant le faire fonctionner", estime Pierre André Martel. Assurant "ne pas vouloir supprimer de ligne, que ce soit vers la Corse ou le Maghreb", il désire optimiser une flotte "dont certains éléments sont peu adaptés, pas assez rapides et trop gourmands en carburant. Mais attention, il s'agit de remplacement par des unités plus récentes, pas de diminution de la flotte".Il refuse cependant de s'engager en termes d'emplois même s'il admet que "des réductions d'effectifs semblent inévitables. Mais il faut avoir les deux pieds dans l'entreprise pour en évaluer le nombre".Reste à savoir si ces précisions apaiseront les syndicats, qui accusent l'État de vouloir "brader" la SNCM. Si la réunion qui s'est tenue hier avec la direction n'a pas permis de faire avancer le dossier, elle a tout de même débouché sur une avancée de la part de la CGT qui se déclare prête à accepter une ouverture minoritaire du capital.Gérard Tur, à Marseille

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