Les voix dissonantes des gardiens de l'euro

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La réforme du Pacte de stabilité et de croissance est loin de satisfaire tout le monde. Tandis que les politiques se félicitaient, la Banque centrale européenne (BCE), "sérieusement préoccupée", a publié hier un communiqué au ton grave, appelant "l'ensemble des parties concernées" à assumer "leurs responsabilités respectives". L'institution craint que "les modifications concernant le volet correctif n'ébranlent la confiance dans le cadre budgétaire de l'Union européenne et la soutenabilité des finances publiques dans les Etats membres". Plus que jamais attachée à sa mission de maintien de la stabilité des prix, la BCE demande que le pacte révisé soit mis en oeuvre "d'une manière rigoureuse et cohérente, propice à la conduite de politiques budgétaires prudentes".Si la Banque n'a pas clairement menacé de relever son taux de base pour contrer les éventuelles dérives, l'avertissement de la très orthodoxe Bundesbank est quant à lui limpide. "La discipline budgétaire est une condition importante pour que [la BCE] puisse assurer durablement la stabilité des prix tout en maintenant des taux relativement bas", a-t-elle prévenu. De même, plus tôt dans la journée, le gouverneur de la Banque du Luxembourg, Yves Mersch, avait déjà déclaré que l'assouplissement du Pacte "ne serait pas sans conséquences".

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