Les clients de Khalifa Bank invités à saisir la justice
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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a conseillé hier aux épargnants floués par la banque algérienne Khalifa de "s'adresser à la justice", en faisant valoir le statut privé de l'établissement. Interrogé hier dans la cour de l'Elysée à l'issue d'un déjeuner de travail avec le président Jacques Chirac, le président algérien a souligné aussi qu'il "n'était pas là pour parler au nom d'une banque privée, mais au nom de l'Etat algérien". Le 24 mars dernier, une association de clients ruinés par la faillite de la banque algérienne avait demandé à Abdelaziz Bouteflika d'intervenir pour assurer un remboursement de leurs pertes. Ce collectif de clients floués a argué du fait qu'après la chute du groupe Khalifa en mai 2003, le ministère des Finances algérien avait ordonné le remboursement des épargnants dans la limite de 600.000 dinars algériens (environ 6.000 euros), quel que soit le montant du dépôt initial.
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