Le pétrole sur autoroute

Alors que les investisseurs ont visiblement été rassurés par le discours de la banque centrale américaine sur l'inflation et sur sa politique de resserrement monétaire, la stabilisation du cours du baril de pétrole sur ses plus-hauts niveaux ne semble plus étonner ni inquiéter personne. Ainsi, comme le souligne Laurent Roussel, directeur adjoint de la recherche dérivés chez Exane, "après avoir connu quelques fortes tensions au moment des ouragans américains et après le franchissement des 70 dollars, la volatilité implicite du contrat à terme WTI a significativement baissé et s'inscrit sur ses plus bas niveaux depuis 1997". Le baril de pétrole pourrait avoir trouvé son point d'équilibre, au moins pour les prochaines mois. Les facteurs de hausse, même s'ils sont davantage psychologiques et géopolitiques que fondamentaux, restent intacts. Avec une capacité résiduelle inférieure à 2 millions de barils par jour, l'offre est insuffisante. Notamment parce que la production des pays hors-Opep a systématiquement déçu les attentes des investisseurs au cours des dernières années et le risque de déception est encore bien présent en 2006. Cependant, les stocks sont aujourd'hui très importants aux États-Unis et dans l'OCDE. Il faudrait un événement extérieur pour déclencher une nouvelle forte hausse des cours du baril. La route du pétrole ne devrait pas être très sinueuse pendant l'été.

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