Obsessions américaines

La crise nord-coréenne continue de peser sur la Bourse de Tokyo. Hier, l'indice Nikkei a été forcé de repasser la barre des 15.500 pour terminer sa course à 15.321,40 yens. Même si les investisseurs n'ont pas été pris de panique, les tirs de missiles nord-coréens de mercredi ont porté un coup d'arrêt à la progression d'un marché pourtant reparti à la hausse durant plusieurs jours.Bien plus que les moulinets guerriers de Pyongyang, ce sont cependant les taux d'intérêt américains qui continuent de monopoliser l'attention des courtiers tokyoïtes. Ces derniers scrutent de façon obsessionnelle chacun des signaux émis par la première économie mondiale, afin de se faire une idée de l'orientation que prendra sa politique monétaire au cours des prochains mois. Ainsi, hier, les chiffres positifs en provenance du secteur manufacturier laissaient entendre que la Réserve Fédérale aurait les coudées franches pour pousser ses taux directeurs à 5,5 % en août... voire au-delà. L'indicateur le plus attendu n'en reste pas moins le bilan mensuel sur l'emploi, publié aujourd'hui.Ce diktat américain s'impose en premier lieu aux grands exportateurs. Hier encore, le géant de l'électronique Matsushita a ainsi cédé 1,5 % à 2.325 yens, tandis que le géant automobile Toyota perdait 0,8 % à 5.890 yens.Dans l'actualité japonaise, le projet de loi visant à limiter les taux d'intérêt imposés par les fournisseurs de crédit à la consommation a semé la panique parmi les actionnaires des sociétés de services financiers grand public comme Aiful (- 4,6 % à 5.340 yens) ou Credit Saison (5,6 % à 4.750 yens). Comme quoi, il n'est vraiment question que de taux en ce moment à Tokyo.

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