International et innovation, relais de croissance de la gestion
La Tribune
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Après une baisse des encours de 11 % en France en 2008, les actifs ont progressé de 10,8 % à 2.617 milliards d'euros l'an passé, principalement en raison d'un effet marché positif (93 % de la hausse). Pour 2010, il sera difficile de renouveler l'exercice puisque « l'effet marché sera nettement moins favorable », déclare Nathalie Morteau, directrice d'études chez Precepta. Dans une étude réalisée par Precepta publiée en février, et intitulée « La gestion d'actifs pour compte de tiers : l'heure des offensives », la spécialiste prévoit une croissance des encours gérés de l'ordre de 4 % à 5 % en 2010. Cela ne permettra pas aux sociétés de gestion de renouer avec les résultats d'avant-crise, d'autant que la collecte n'ira pas forcément sur les actifs les plus rémunérateurs. Les politiques de « cost cutting » (réduction de coût) mises en oeuvre se poursuivront, notamment sur les revenus. Malgré un environnement difficile, « l'industrie de la gestion d'actifs bénéficie de relais de croissance, indique Nathalie Morteau. Parmi eux : l'épargne retraite, l'innovation produit et l'international ». La problématique du financement des retraites pourrait bénéficier aux producteurs de fonds notamment via les contrats d'assurance-vie en unité de compte. Reste qu'aujourd'hui, les investisseurs, notamment les particuliers, ont encore une aversion au risque. Idéalement, ils recherchent des produits transparents et peu risqués. Cette industrie étant très innovante (hedge fund, tracker, fonds de fonds, etc.), on peut lui faire confiance pour trouver les produits offrant le meilleur couple rendement-risque. Quant à l'international, il constitue un vrai relais de croissance pour l'industrie. Tous les grands acteurs font les yeux doux aux marchés émergents. « La gestion d'actifs est aujourd'hui une activité globalisée, rappelle Nathalie Morteau. Les sociétés de gestion, surtout les grandes, cherchent à développer le ?cross selling? notamment dans les marchés émergents. » Pour y arriver, deux moyens : racheter une structure locale, c'est certes coûteux mais cela permet de gagner du temps ; la création de joint-venture rendue obligée dans certains pays comme la Chine (partage des risques). Enfin, si les partenariats stratégiques restent le moins coûteux, ils sont en revanche plus instables.
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