La dauphine de Lula favorite du scrutin
La Tribune
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Inconnue du grand public il y a encore un an, peu charismatique, sans courant propre au sein du Parti des travailleurs (PT), Dilma Rousseff pourrait, ce dimanche, réaliser la performance de devenir la première femme à la tête de ?la République fédérative brésilienne. Pourtant, lorsque Lula évoque son nom pour la première fois, en 2008, ses conseillers croient à une boutade. Lui affirme qu'elle est bien plus qu'une technocrate. Militante d'un groupe guérillero en lutte contre la dictature à la fin des années 1970, Dilma Rousseff paye son engagement de trois ans de prison et de tortures. Elle tourne la page en devenant spécialiste des questions énergétiques. C'est à ce titre qu'en 2003, Lula, fraîchement élu, lui offre le ministère de l'Énergie. En 2005, elle remplace au pied levé le chef de la Maison civile, l'équivalent brésilien de Premier ministre, contraint de démissionner. Elle coordonne d'une main de fer l'action de tous les ministères et se veut l'héritière de Lula. Son slogan de campagne : « Dilma présidente, pour que le Brésil continue à changer. »
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