La qualité du crédit cesse de se détériorer

 |   |  400  mots
Pays émergentsLeur univers est très large, mais globalement, les pays émergents commencent à montrer des signes d'amélioration de leur qualité de crédit. C'est le constat que fait l'agence de notation Standard and Poor's (S&P), après avoir recensé un nombre légèrement en baisse de pays de la catégorie « émergents » dont la note est assortie d'une perspective négative. Il n'y en aurait plus que 12 sur 42 notés par l'agence au lieu de 16 sur 43 il y a six mois. capacité de résistanceEn outre, souligne S&P, « aucun de ces pays n'a fait défaut au cours de ces six derniers mois ». Preuve comme le souligne François Chevallier, stratège à la Banque Leonardo, que « ces économies nouvellement développées sont pour certaines devenues très respectables, et qu'alors qu'on les croyait incapables d'autonomie par rapport aux marchés développés, elles ont su à l'épreuve de la crise se montrer résistantes ». Toutefois, aussi positive soit-elle, cette stabilisation ne doit pas masquer que certaines de ces économies devraient voir leur note souveraine rester sous pression dans les mois qui viennent. Selon l'un des experts de l'agence, John Chambers, « les conditions économiques restent difficiles. La situation fiscale de la plupart des États s'est aggravée par rapport à celle d'il y a cinq ans ». De surcroît, sur cet ensemble de 42 pays suivis, huit ? au rang desquels figurent la Bulgarie, la Hongrie et le Salvador ? devraient continuer d'enregistrer une contraction de leur revenu par tête l'an prochain. De même, « dans quatorze pays, le niveau de la dette publique par rapport au PIB devrait continuer de croître de 5 %, voire plus, d'ici à 2011 par rapport à 2007 », estime l'agence. D'ici deux ans, ce ratio devrait ainsi atteindre au Liban 140 % du PIB, à la Jamaïque 117 %, en Inde 87 % et en Hongrie 82 %. Au sein des pays les plus fragiles, trois ont déjà eu à déplorer un abaissement au cours des six derniers mois de leur note souveraine. Parmi eux, le Salvador, la Jamaïque et le Nigeria. Ce dernier ayant été particulièrement éreinté par la découverte d'un montant plus élevé que prévu de créances douteuses dans son système bancaire. À l'inverse, le Pakistan a vu sa note rehaussée. Au même titre que l'Équateur qui est par la même occasion sorti de la catégorie « défaillance ». M. B.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :