Plaintes contre la Banque centrale européenne

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Le climat social est encore loin d'être apaisé au sein de la BCE. Lundi, le syndicat Ipso a annoncé que 170 salariés, soit près de 15 % de l'ensemble des effectifs permanents de l'institution monétaire européenne, avaient déposé vendredi une plainte contre la BCE auprès de la Cour de justice européenne de Luxembourg. Ces plaintes concernent la réforme des plans de retraite des personnels décidée par le directoire de la banque centrale l'an dernier. Ipso estime que cette réforme, qui réduirait de 20 % en moyenne les versements, est entachée d'illégalité dans la mesure où il s'agit d'une « modification substantielle » du contrat de travail effectuée sans l'accord des salariés. Également en cause, l'absence d'évaluation sur la situation du fonds de pension avant la prise de décision. Ipso entend obtenir du juge de Luxembourg l'annulation de la réforme, tandis qu'à Francfort, la direction de la banque se refuse à tout commentaire. La BCE dispose d'un statut particulier qui fait d'elle le législateur de ses propres règles sociales et refuse toute participation des salariés sur ces sujets. La réforme du système des retraites avait été l'an passé l'occasion d'une remise en cause par Ipso des méthodes de gestion des ressources humaines de la BCE et de l'absence de dialogue sociale au sein de l'institution. En juin 2009, cette contestation avait même débouché sur la première grève de l'histoire de la BCE. Depuis, des négociations ont été ouvertes, sans déboucher sur rien d'autre de concret qu'un accord de principe sur la création d'un comité d'hygiène et de sécurité.Romaric Godin, à Francfort

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