retour en grâce dans le jeu vidéo
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Depuis plus de 10 ans que Microsoft s'est lancé dans le jeu vidéo avec sa console X-Box, il a été l'éternel petit dernier, l'éternel suiveur. Numéro 2 derrière Sony et sa PlayStation puis déclassé à la place de n°3 du secteur avec l'arrivée du japonais Nintendo et de sa console Wii, il semblerait que le vent tourne, enfin, en faveur de l'Américain. Le groupe a fait sensation lors de l'E3, de la grande messe du jeu vidéo qui s'est tenue mi-juin à Los-Angeles avec son nouveau système de jeu vidéo à capture de mouvements baptisé « Kinect » (ex-Natal). Ce système jugé révolutionnaire est composé d'un boîtier relié à la console qui capte, via trois caméras, les mouvements du corps et de la main du joueur. Ce dernier contrôle le jeu par des commandes vocales et on peut donc jeter aux oubliettes la manette. Kinect sera proposé au grand public début novembre, juste avant la période faste de Noël... Avec son dernier né, Microsoft s'attaque frontalement à Nintendo, pionnier de la capture de mouvement avec la manette de sa Wii. Le groupe de Steve Ballmer ne cache pas sa volonté de reprendre des parts à Nintendo et Sony dans un marché estimé à plus de 60 milliards de dollars. Chez Microsoft, il n'est plus question de continuer à perdre de l'argent dans le jeu vidéo où le groupe a investi des milliards de dollars en dix ans. Depuis le lancement de la X-Box en 2001, le pôle jeu vidéo a toujours été jugé trop peu compétitif. Steve Ballmer semble déterminer à inverser la tendance : c'est désormais lui qui veille en personne sur le jeu vidéo depuis le départ de Robbie Bach, le «Monsieur jeu vidéo» de Microsoft remercié fin mai après 22 ans de bons et loyaux services. S. B.
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