Nicolas Sarkozy cherche à rassurer les jeunes agriculteurs

En visite hier jeudi, en Aveyron, sur le thème de l'agriculture de montagne, où il a participé à Brommat à une table ronde avec des agriculteurs, le président de la République a promis de ne rien céder dans les négociations européennes et internationales sur les marchés agricoles. Devant un mur de bottes de paille, le président de la République a expliqué, avec des accents chiraquiens, que l'agriculture était pour lui «un élément stratégique de l'économie française» et qu'il ne «transigerait pas» avec son avenir, un secteur «aussi stratégique que le spatial, l'aéronautique ou les nanotechnologies» tout en précisant que «les deux choses incontournables» pour la protection de l'agriculture sont «les prix et l'installation des jeunes». « S'agissant de la politique agricole commune, ma marge de négociation est nulle. » a-t-il poursuivi réitérant ses propos du dernier Salon de l'agriculture au cours duquel il avait affirmé « qu'il ne lacherait rien sur l'agriculture ». Après ces déclarations destinées à rassurer les agriculteurs et renouer des liens de confiance sérieusement distendus ces derniers temps, Nicolas Sarkozy a sorti son atout. Il a annoncé la «sanctuarisation» des aides à l'installation des jeunes agriculteurs dans le projet de budget pour 2011. Ceci alors qu'à Bercy on travaille ardemment à la réduction des dépenses budgétaires et au plan de rigueur annoncé dernièrement par le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, Selon le ministère de l'agriculture ces aides représentent quelque 350 millions d'euros, soit 55.000 euros en moyenne par agriculteur.contractualisationCes déclarations interviennent alors qu'est débattue jusqu'au 6 juillet au Parlement, la loi de modernisation agricole dont l'un des objectifs est la contractualisation, une disposition qui prévoit l'obligation d'un contrat entre producteurs et acheteurs stipulant le volume, le prix et la durée de l'engagement et dont l'objectif est notamment d'aboutir à une stabilisation des revenus issus de l'agriculture. La Fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA) a réagit «plutot positivement» aux déclarations du président. Tout en gardant cependant une certaine distance. «Alors que nous connaissons une crise profonde, on ne peut imaginer que les responsables politiques nous lâchent», commente Dominique Barrau secrétaire général du syndicat agricole.

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