Le marché automobile français résiste

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Finalement, la catastrophe n'aura pas lieu. Le marché automobile français baisse, mais ne s'écroule pas. « Les immatriculations de voitures particulières devraient finir l'année en recul de 2,2 % », affirme Bernard Cambier, directeur commercial France de Renault. Pas si mal par rapport aux prévisions de début d'année (? 10 %). Et finalement, « à plus de 2,2 millions d'unités, ce sera encore un millésime exceptionnel », surenchérit Olivier Veyrier, directeur du commerce France chez Peugeot. Il est vrai que des promotions record auront largement soutenu les ventes. Décembre ne devrait pas être mauvais, juste avant la fin programmée des primes à la casse, même si leur montant se sera singulièrement amenuisé au fil de l'année (500 euros actuellement). Quelque « 30 % de nos ventes de voitures s'accompagnent de primes à la casse », reconnaît Olivier Veyrier.Pessimisme à relativiserPour 2011, les pronostics sont moins favorables. Peugeot voit le marché français « en recul autour de ? 10 % », Renault « jusqu'à ? 12 % ou ? 13 % ». Mais le pessimisme doit d'ailleurs être relativisé. « Même ainsi, ce ne sera pas, historiquement, un mauvais marché », souligne Bernard Cambier. La chute des livraisons aux particuliers devrait être en partie compensée par une reprise des ventes aux sociétés. Surtout, en dépit de ventes en berne, les constructeurs pourraient financièrement se « rattraper « par une amélioration du « mix » (prix de vente moyen des véhicules) », signale Olivier Veyrier. Car la fin des primes à la casse devrait rééquilibrer le marché vers le haut. En effet, les « petites voitures pèsent 59 % des ventes totales aujourd'hui », selon Bernard Cambier. Un pourcentage anormalement élevé, au détriment des marges. Sur novembre, dans un marché hexagonal en recul de 10,8 % (voitures particulières neuves), les constructeurs français ont limité la casse. Le groupe Renault fléchit de 10,6 %, avec un résultat contrasté. Sa marque roumaine à bas coûts progresse (+ 11,8 %), avec une poussée du 4×4 Duster qui atteint presque les scores de la petite Sandero. « Dacia va dépasser son objectif de 100.000 unités sur l'année à 104.000-105.000 », s'enorgueillit Bernard Cambier. En revanche, la firme au losange proprement dite recule (? 13,9 %). Ses modèles stagnent ou plongent, à l'exception de la Laguna restylée. Chez PSA (? 11,5 %), la dégringolade de Citroën (? 21,2 %) est amortie par la tenue correcte de Peugeot (? 2,3 %) grâce à ses modèles d'entrée de gamme (107, 206 Plus), mais aussi ses récents monospaces (3008, 5008).

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