Et déjà, des négociations sur les régimes complémentaires....

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Les spécialistes des retraites au sein des syndicats et dans le patronat n'auront pas le temps de souffler. Dès le 25 novembre, à peine la réforme du régime général bouclée, les partenaires sociaux se retrouveront pour plancher sur les retraites complémentaires. Les accords régissant l'Arrco (dont bénéficient tous les salariés) et l'Agirc (spécifique aux cadres) arrivent, en effet, à échéance le 31 décembre prochain. Pour se donner un peu de temps, syndicats et patronat devraient prolonger les règles actuelles de trois (jusqu'au 31 mars 2011), voire de six mois (jusqu'à la fin juin). Reste qu'il leur faudra, au terme de ce délai, avoir trouvé un compromis. Il est, en effet, nécessaire d'intégrer les nouvelles bornes d'âge dans les régimes complémentaires. Car en décalant de 60 à 62 ans l'âge légal de départ en retraite et de 65 à 67 ans l'âge du départ à taux plein (sans décote), la réforme des retraites bouscule la donne des régimes complémentaires. Jusqu'alors, entre 60 et 65 ans, la retraite complémentaire des salariés était prise en charge par un mécanisme spécifique (Association pour la gestion du fonds de financement ou AGFF), l'Arrco et l'Agirc n'intervenant qu'à partir de 65 ans. Marges de manoeuvreLe maintien de l'AGFF ne fait guère de doute compte tenu de l'enjeu. Sa suppression se traduirait par une forte décote des pensions, la part complémentaire représentant environ 55 % de la retraite des cadres et 35 % des non-cadres. L'essentiel des débats portera donc sur l'utilisation des marges de manoeuvre financières liées à la réforme du régime général. Le patronat voudrait les utiliser pour limiter les cotisations AGFF. Les syndicats préfèrent, eux, améliorer le rendement des points acquis - le rapport entre cotisations payées et pensions versées - tendanciellement en baisse. A. L.

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