Sarkozy réarme l'UMP pour les batailles électorales

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Une légère embellie dans les sondages, l'odeur de la poudre avec le débat sur la taxe carbone, et bientôt le retour de la loi Hadopi à l'Assemblée et les derniers arbitrages sur la réforme territoriale : la rentrée de Nicolas Sarkozy est marquée par un retour aux fondamentaux. Il s'agit pour le chef de l'État de préparer la majorité aux batailles électorales à venir.Aux régionales de mars, la droite compte reconquérir le plus possible de régions parmi les 20 administrées par la gauche depuis 2004. Il y a des cibles prioritaires, comme l'Île-de-France, où l'offensive sera menée par Valérie Pécresse, et le Poitou-Charentes, où Nicolas Sarkozy espère donner un coup d'arrêt à la stratégie élyséenne de Ségolène Royal.Durant l'été, Nicolas Sarkozy a réorganisé les troupes et l'état-major. Le Mouvement pour la France du souverainiste Philippe de Villiers et Chasse, Pêche, Nature et Traditions de Frédéric Nihous ont rejoint la majorité, au nom de ce que Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, appelle « l'ouverture à droite ».Mercredi soir, lors d'une réunion du « comité de la majorit頻 à l'Élysée, Nicolas Sarkozy a souligné que l'ouverture à gauche ou à droite « est une force ». « Si l'on veut réaliser des grandes choses, il faut des grandes majorités », a dit le chef de l'État, qui voulait faire taire les récalcitrants, au premier rang desquels les ralliés à l'UMP venus des rangs de la gauche, comme Jean-Marie Bockel.l'union la plus largeLe chef de l'État préconise l'union la plus large dès le premier tour aux régionales pour faire basculer le rapport de forces. Une dynamique électorale qui a déjà été payante lors de la présidentielle de 2007.Face au danger, le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis a appelé hier la gauche et les écologistes à un « sursaut unitaire » après ce qu'il a défini comme le « sommet des droites » de l'Élysée. « Les droites font bloc derrière le président de la République. Elles viennent de se mettre en ordre de bataille, de Villiers à Bockel, pour gagner les régionales et l'emporter à l'élection présidentielle. Les gauches et les écologistes sont prévenus : Nicolas Sarkozy et les droites ne sont forts que des divisions des gauches et des écologistes qui ont pourtant gouverné les régions ensemble pendant cinq ans », a affirmé le délégué national du PS à l'international.Plus que jamais patron à droite, Nicolas Sarkozy aborde la rentrée avec une sérénité affichée. Il va se consacrer sur le plan international à la préparation du G20 de Pittsburgh et de la conférence sur l'environnement de Copenhague.Le mois de septembre devrait aussi être le temps du dénouement dans l'affaire Clearstream. Nicolas Sarkozy s'est porté partie civile dans le dossier qui vise son ancien rival Dominique de Villepin. L'ancien Premier ministre a jugé, cette semaine, dans un entretien à « L'Express », que le chef de l'État aurait « dû faire preuve d'une grande retenue » dans cette affaire. Et il a repris ses critiques contre « les dérives de l'hyperprésidence » et « la fragilisation de notre modèle républicain ». L'union des droites à la mode Sarkozy n'empêche pas Dominique de Villepin de rêver à la constitution d'une « alternative ».

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