L'exception corse n'est pas un vain mot
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Heureux Corses : les taux des impôts régionaux n'ont pas augmenté depuis 2004. La charge fiscale directe par habitant est de 11 euros contre 107 euros en Haute-Normandie. Quant à l'endettement de la région, il est dans la moyenne nationale. Il est pourtant difficile de comparer le bilan des élus corses à celui de leurs homologues. L'île dispose non d'un classique conseil régional mais d'une collectivité territoriale dotée de pouvoirs spécifiques. Surtout, la Corse, en raison de son insularité, bénéficie d'aides financières dont ne disposent pas les autres régions. De 2002 à 2017, l'État va ainsi lui apporter 2 milliards d'euros au titre d'un programme exceptionnel d'investissements que Nicolas Sarkozy a abondé de 168 millions ce mardi. Elle doit également recevoir 150 millions entre 2007 et 2013 au titre du Fonds européen de développement régional (Feder). Autant que les élus régionaux n'ont pas à demander aux contribuables. En revanche, avec 965 agents pour 300.000 habitants, la collectivité territoriale de Corse ne fait pas mentir la réputation de l'île de vivre des emplois publics qui représentent 9,5 % de la population contre 8,1 % en moyenne nationale. P. C.
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