Investissements : "la France joue actuellement en deuxième division"

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Investir dans une belle machine flambant neuve pour gagner en productivité ou mettre un peu de sparadrap sur l\'ancienne pour prolonger sa durée de vie ?  Les chefs d\'entreprises français ont surtout choisi la seconde option, selon une étude de GE Capital. En effet, les principales dépenses actuellement programmées par les entreprises permettent seulement de remplacer quelques éléments d\'un bien d\'équipement. Un faisceau d\'éléments\"Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce choix qui compromet en partie leur dynamisme futur : l\'incertitude conjoncturelle qui fait plonger la confiance des entrepreneurs à un niveau inédit en Europe de l\'Ouest, une baisse importante de la demande qui se traduit par un effondrement des carnets de commandes, un durcissement des conditions de financement et un recul du taux d\'auto-financement à des niveaux historiques\", explique Patrice Coulon, le directeur général délégué de GE Capital.Autre enseignement de cette étude: le niveau des investissements est si peu élevé qu\'il indique un réel décrochage de la France par rapport à ses voisins. D\'un côté, on trouve l\'Allemagne dont les entreprises ont décidé d\'augmenter les investissements. Les intentions d\'investissements y sont estimées à 164 milliards d\'euros au premier trimestre 2013, contre 103 milliards au troisième trimestre 2012. De l\'autre, figurent la France, avec 63 milliards d\'investissements potentiels - contre 59,8 estimés au troisième trimestre 2012 - et l\'Italie dans une moindre mesure, puisque les intentions d\'investissements y sont évaluées à 79 milliards d\'euros.Un ticket moyen très faible L\'observation des tickets moyens des investissements illustre également l\'actuel décrochage de la France. Il s\'élève à 138.000 euros en Allemagne, à 70.000 euros en Italie, 58.000 euros au Royaume-Uni et à 54.000 en France.\"Si l\'on devait distinguer deux divisions au sein des principaux pays de la zone euro, on serait bien obligé d\'admettre que la France joue actuellement en deuxième division\", avance Patrice Coulon. La situation du Royaume-Uni est pour sa part enviable. Certes, seuls 59 milliards d\'euros sont programmés, mais les entreprises prévoient d\'embaucher 526.000 personnes, contre 193.000 en France. 

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