Le système électrique français sous tension
La Tribune
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Les habitants de Bretagne et du sud-est de la France commencent à être habitués à ces alertes rouges ou orange qui viennent les prévenir que leur région est menacée de coupures électriques. Comme à la mi-décembre, RTE, en charge du réseau de transport d'électricité, a lancé ces avertissements en début de semaine. Le problème : les chauffages électriques, dont la France a la spécialité, redoublent de vigueur pour faire face au grand froid, lors de la fameuse heure de pointe de 19 heures. Avec une consommation de pointe tournant ces jours-ci autour de 90.500 MW, le record absolu du 7 janvier 2009 (92.400 MW) n'a pas encore été battu. Mais le froid menace encore jusqu'en milieu de semaine prochaine.Pourquoi la France, première exportatrice européenne d'électricité, se retrouve-t-elle chaque hiver dans une situation de plus en plus tendue ? Parce que la mise en service de nouveaux moyens de production n'a pas suivi la hausse de la consommation d'électricité (+ 9,5 % entre 2001 et 2008). Cet hiver, la forte indisponibilité des centrales nucléaires françaises, liée aux grèves du printemps, dégrade un peu plus le tableau. Mais également parce que la Bretagne et la région Paca souffrent d'un déficit de centrales et de liaisons électriques. Conséquence notamment de l'opposition de la population, selon le président de RTE, Dominique Maillard. En attendant, les habitants de ces régions sont invités à ne pas allumer toutes leurs lumières ni à lancer leur machine à laver à 19 heures. Gain escompté : 15 % à 20 % de leur consommation. M.-C. L.
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