L'Anah oeuvrera à la rénovation de 300.000 logements

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L'Agence nationale de l'habitat (Anah) a tenu mercredi son premier conseil d'administration sous la houlette de son nouveau président Dominique Braye, ancien rapporteur de la loi Engagement national pour le logement. L'établissement public, dont Action logement (ex-1 % logement) est devenu le principal financeur, s'est vu fixer une nouvelle feuille de route par le secrétaire d'État au logement, Benoist Apparu. L'Anah est invitée à « réformer en profondeur son régime d'aides pour lui donner plus d'efficacit頻 : la sédimentation des aides les a rendues peu lisibles aux plus modestes tandis que la différenciation de plus en plus grande des marchés du logement milite pour une modulation plus forte en fonction des spécificités locales. Par ailleurs, l'Anah, qui accordait jusqu'ici en moyenne 2.700 euros de subventions pour les propriétaires occupants modestes à comparer à 11.000 euros pour les propriétaires bailleurs, est invitée à rééquilibrer celles-ci en faveur des premiers. Réhabiliter les logements des plus pauvres est à la fois un moyen de lutter contre l'habitat indigne et de favoriser le maintien des personnes dans les lieux, dans un contexte où l'on vit de plus en plus vieux. précarité énergétiqueCe rééquilibrage est corrélé au rôle que l'Anah s'est vu confier dans le cadre du programme de lutte contre la précarité énergétique : l'agence a été dotée d'une enveloppe de 500 millions d'euros qui doit permettre de rénover, sur la période 2010-2017, 300.000 logements énergivores détenus par des propriétaires modestes. Un marché important pour les entreprises du bâtiment puisqu'il y a à la clé, compte tenu de l'effet de levier généré par les subventions, 3 milliards d'euros de travaux et la création de 46.000 emplois. Sophie Sanchez

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