« Pour réussir, il y a des étapes à ne pas manquer »
La Tribune
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Marie-Laure Pochon, présidente du laboratoire pharmaceutique Lundbeck France.Comment faites-vous pour concilier vos obligations professionnelles et familiales??Je n'ai pas ressenti de difficulté, de barrière dans les entreprises, toutes non françaises, dans lesquelles j'ai travaillé. En regard, je n'ai jamais essayé de tirer parti de ma féminité. Mais pour réussir, il y a des étapes à ne pas manquer. Lorsqu'une chance d'évoluer se présente, il faut savoir dire oui et foncer. Sinon, cela rend plus compliquée la suite de sa carrière. Souvent, les femmes n'osent pas accepter et faire un choix professionnel qui leur paraît antagoniste de leur vie privée.Il est parfois compliqué de dire oui...Certes. Il est vrai que les carrières des femmes, la mienne en particulier, reposent largement sur la mobilisation du mari. Il faut que le couple veuille la réussite de la femme. Cependant, l'inverse est également vrai. Nous nous sommes occupés de nos deux enfants à parité. Et nous avons réussi à résister à l'environnement social qui soulignait l'effet négatif de la réussite professionnelle d'une mère sur le développement des enfants.Que faites-vous pour les femmes dans votre entreprise??Je suis très vigilante afin qu'aucune femme ne soit victime de discrimination, même inconsciente. Nous avons mis en place des indicateurs adéquats. Et le comité de direction veille à l'hétérogénéité des promotions et à la totale équité des augmentations de salaires. Nous veillons également à ce que les femmes qui travaillent à 4/5es ne soient pas pénalisées dans leur carrière. C'est pour moi un point essentiel. Même si nous ne pouvons accepter que toutes les femmes travaillent à temps partiel. Propos recueillis par P. J.
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