PSA affiche des ventes record mais reste trop centré sur l'Europe

 |  | 379 mots
Lecture 2 min.
Record de ventes pour PSA. Peugeot et Citroën ont atteint ensemble 3,6 millions de véhicules vendus en 2010, a déclaré jeudi le président du groupe, Philippe Varin. Soit une hausse de 13 % par rapport à 2009. Philippe Varin a confirmé au passage les objectifs financiers pour l'exercice écoulé, tel un résultat opérationnel courant supérieur à 1,5 milliard d'euros.PSA s'est notamment bien tenu sur son marché intérieur européen. Ses immatriculations de voitures particulières ont certes légèrement baissé à 1,7 million d'unités (sur onze mois). Mais le recul est inférieur à celui du marché. Dès lors, PSA a accru sa pénétration à 13,4 %, contre 13 % un an plus tôt. Pas mal. Le groupe reste le deuxième acteur en Europe, loin derrière Volkswagen (21,4 %), mais devant Renault. En France, PSA demeure stable à 871.900 immatriculations (sur douze mois, utilitaires compris) mais avec une pénétration en petite hausse, à 32,7 %. PSA profite de la bonne tenue de sa veille 206+ et du succès du monospace 3008 chez Peugeot ainsi que d'une gamme C3 renouvelée chez Citroën. Le regain du marché des utilitaires l'a aussi servi.Absent en IndeMais le gain en volumes vient des ventes hors d'Europe. PSA s'est ainsi comporté honorablement en Chine, où il a lancé des modèles comme la Citroën C5 et la Peugeot 408. Les ventes de sa coentreprise locale ont augmenté de 38 % en 2010, à 373.400 unités, selon des sources officieuses. Au Brésil, la firme, qui y a commercialisé le petit pick-up Peugeot Hoggar, a aussi progressé, de 12 % à 13 %, à 170.000 véhicules environ, selon des chiffres provisoires.Toutefois, malgré ces progrès, PSA concentre encore 64 % de ses ventes sur la vieille Europe, un marché en berne. Et c'est là que le bât blesse. Car PSA reste in fine faiblement représenté en Russie (2,5 % de pénétration), en Chine (un peu plus de 3 %). Au Brésil, c'est mieux, mais il n'en est qu'à 6 %. Enfin, le constructeur est absent de l'Inde. Le groupe s'est certes fixé pour but d'accroître la part des ventes hors d'Europe à 50 % d'ici à 2015. Mais ce sera une rude gageure. Car, malgré ses nombreuses et fructueuses coopérations, PSA est tout de même bien seul pour mener à bien tous les projets mondiaux qui pourraient lui ouvrir les marchés émergents.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :