Le réseau professionnel LinkedIn s'achemine vers une entrée en Bourse
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Paradoxalement, le dédain affiché de Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, vis-à-vis de la Bourse pourrait accélérer des projets concurrents. Evoquée début 2009, attendu comme l'événement 2010, la cotation de LinkedIn sur les marchés financiers aura peut-être lieu cette année. Le réseau social professionnel a en tout cas entamé des démarches en ce sens. Il a sélectionné trois banques conseils (Morgan Stanley, Bank of America et JP Morgan) pour l'accompagner dans l'aventure, selon la presse américaine. Pour LinkedIn, il s'agirait d'arriver sur les marchés avant Facebook. En septembre, Facebook disait ne pas envisager de cotation avant la fin de l'année 2012. Mais la Security Exchange Commission (SEC) enquête pour savoir si le site communautaire a franchi le seuil des 500 actionnaires et dans ce cas, elle l'obligerait à se faire coter rapidement. Or, une entrée en Bourse de Facebook, actuellement valorisé 50 milliards de dollars, pourrait étancher la soif des investisseurs pour d'autres valeurs technologiques. D'autres sociétés, comme l'éditeur de jeux vidéos Zynga, pourraient aussi être tentées d'aller en Bourse avant Facebook. Sources de revenus multiplesCréé en 2003 par Reid Hoffman, ex-PDG de Skype, LinkedIn se voit comme le Facebook du cadre. Il compte 85 millions de membres, contre 34 millions il y a deux ans. Sur LinkedIn, l'internaute enregistre son CV, entretient un réseau professionnel, affiche des recommandations et explique s'il recherche un emploi, si lui-même veut embaucher, cherche des conseils, etc. La puissance du réseau vient de la transparence des liens entre les membres, qui permet contacter les gens directement. Le modèle économique repose sur plusieurs sources de revenus : petites annonces, ventes d'abonnements premium aux particuliers publicité et services aux entreprises. La société est actuellement valorisée 2,2 milliards de dollars, sur les marchés gris américains. LinkedIn a levé en tout plus de 100 millions de dollars auprès d'investisseurs tels que Sequoia Capital, Greylock Partners et Bessemer Venture, qui ne seraient sans doute pas mécontents de récolter en Bourse une jolie plus-value. Sandrine C
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