Ces conflits qui surfent sur la vague de contestation
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Au fil des jours, la grève se durcit dans le port de Marseille. Mais si le conflit est parti, à l'initiative de la CGT, d'une revendication portant sur des cessations anticipées d'activité, le mouvement n'a désormais plus guère à voir avec les retraites. Les grévistes protestent, en effet, contre l'impact de la réforme portuaire sur les effectifs. Les agents du port de Marseille ne sont pas les seuls à surfer sur la grogne sociale autour des retraites et la crainte qu'elle suscite au gouvernement pour pousser leurs revendications. Le préavis de grève reconductible déposé à France Télévision pour le 12 octobre par la CGT, FO et la CFTC exige le retrait du projet de loi sur les retraites, mais aussi « le comblement des 900 emplois qui seront laissés vacants par le plan de départs volontaires en retraite », annoncé par l'entreprise en 2009. A la Poste, le 23 septembre, l'appel aux arrêts de travail dénonçait aussi « les suppressions d'emploi et les restructurations ». En revanche, pour éviter tout amalgame, quatre syndicats de Pôle emploi, qui avaient programmé une grève nationale le 5 octobre sur les conditions de travail et d'accueil des demandeurs d'emploi, ont choisi de la décaler au mardi 9 novembre. A. L. (Lire aussi page 28).
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