La santé coûte plus aux Français
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Une étude interne de la Fédération des sociétés d'assurance (FFSA), qui sera diffusée lundi, montre que la part des dépenses de soins restant à la charge des ménages s'est alourdie en 2008. Sur les 170,5 milliards d'euros de consommation de soins médicaux, soit 2.659 euros par habitant, les ménages en ont payé 9,4 %, soit 0,4 point de plus qu'en 2007. Dans le même temps, les complémentaires en ont financé 13,7 % soit 0,2 point de plus qu'en 2007. Cette progression est essentiellement le fait des sociétés d'assurances dont la part passe à 3,5 % du total en 2008 contre 3,3 % un an avant alors que la part des mutuelles santé reste stable à 7,7 % ainsi que celle des institutions de prévoyance à 2,5 %.En parallèle, le poids des régimes obligatoires de la Sécurité sociale dans le financement des dépenses ne cesse de diminuer : de 78,4 % en 2005, il est descendu à 77,5 % en 2007 puis à 76,9 % en 2008. Les mesures de déremboursement, notamment des médicaments, se lisent donc clairement dans les statistiques et l'effet sur le porte-monnaie des Français ne peut que s'amplifier. Pourtant, selon le baromètre AG2R-La Mondiale réalisé par LH2, les Français préfèrent à 44 % (contre 35 % en 2008) que l'on augmente les cotisations sociales afin que la Sécurité sociale prenne en charge le financement des dépenses de santé. Ils ne sont que 23 % (contre 26 % en 2008) à préférer que l'on augmente les primes de leur complémentaire santé. La crise peut expliquer cette préférence du collectif mais l'importance des « sans opinion » (18 %) montre que beaucoup sont perplexes sur le sujet. S. So.
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