Arnaud Montebourg : l'accord de compétitivité "matérialise le retour de Renault en France"

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 \"C\'est un accord qui matérialise le retour de Renault en France, c\'est à dire le retour et la relocalisation d\'activités\" exercées à l\'étranger sur le sol français, a déclaré le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg à propos de l\'accord de compétitivité.Celui-ci a été validé dans un premier temps par la CFE-CGC puis signé mercredi par Force ouvrière. Il devrait être entériné si les syndicats qui y sont encore opposés ne sont pas en mesure de faire jouer leur droit d\'opposition. Si le ralliement au camp des signataires par FO permet techniquement à l\'accord d\'être entériné, Arnaud Montebourg souhaite encore que la CFDT, qui a annoncé sa signature sous réserve, finisse par signer à son tour, afin de \"donner une portée considérable\" à ce texte.Un \"échange de concessions réciproques\"Pour Arnaud Montebourg, il s\'agit d\'un \"échange de concessions réciproques : en contrepartie d\'efforts des salariés, sur le temps de travail, sur le gel des salaires pour 2013, il y a la relocalisation de façon importante d\'activités d\'assemblage sur le sol national\". \"Je rappelle que Renault construit à peine plus de 500.000 véhicules par an en France; l\'accord dit que nous allons monter à 710.000 et apporter pour la première fois - c\'est un événement considérable - des partenaires (...) qui vont venir construire en France\", a ajouté le ministre du Redressement productif.Objectif : produire 710.000 véhicules grâce aux relocalisationsEn contrepartie d\'une augmentation du temps de travail de 6,5% par an, du gel des salaires en 2013 et de la mutualisation des fonctions support, la direction de Renault s\'est engagée à \"une activité minimum\" de 710.000 véhicules en France (630.000 véhicules Renault et 80.000 de partenaires qui pourraient être Daimler et Nissan). Elle s\'est donné comme cible un volume de 820.00 véhicules par an fabriqués en France au-delà de 2020. Sous la pression des syndicats, la direction s\'est également engagée à rapatrier en France des productions assurées par le site de Bursa (Turquie) et à transférer à Cléon une partie de la production de Caccia (Portugal).

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