Internet sous cloche
La Tribune
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Le poids de l'Internet ne cesse de croître dans l'économie. Et c'est une bonne nouvelle tant cet outil s'avère un facteur de fluidité. La circulation de l'information n'est pas la seule gagnante de l'existence du réseau des réseaux. La circulation des biens, des personnes et des capitaux s'en trouve accélérée. Réservation de billets d'avion, gestion de son portefeuille boursier en ligne, téléchargement d'un film en vidéo à la demande ou acquisition d'un équipement photovoltaïque pour sa résidence secondaire, Internet change les comportements des agents économiques, consommateurs ou producteurs de biens et services. Le développement de l'usage d'Internet accélère les transactions... et la croissance. Selon une première étude réalisée par le cabinet McKinsey, la filière Internet pèserait 3,2 % du PIB français en 2009, et sans doute 3,7 % en 2010. Elle aurait représenté un quart des créations nettes d'emplois au cours des quinze dernières années. Jusqu'où l'Internet va-t-il aller ? Alors qu'il est déjà devant les secteurs de l'énergie ou des transports, Internet pourrait, à ce rythme, peser rapidement 5 %, voire dans quelques années 10 % de l'économie. Et pourquoi pas 100 % ? Parce qu'à partir d'une certaine diffusion, un outil ne devient-il pas indifférencié ? Fnac.com, c'est de la distribution et non pas de l'Internet. De la même façon qu'une centrale nucléaire produit de l'énergie, même si ses calculateurs sont aussi précieux que ses barres de combustibles. À trop raisonner en « filière » on risque de mettre sous cloche le Web et ses acteurs. Et d'oublier qu'Internet, c'est avant tout des gains de productivité et des innovations majeures dans de nombreux secteurs « classiques » des biens et des services. [email protected]
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