Ryanair menace d'acheter des avions... russes ou chinois
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D'une phrase, Michael O'Leary, le directeur général de la compagnie aérienne irlandaise à bas coûts Ryanair, a confirmé les pires craintes des deux grands avionneurs occidentaux Airbus et Boeing. « Nous venons juste de commencer des discussions avec les Russes et les Chinois. Il n'y a rien de plus à ajouter à ce sujet pour l'instant », a déclaré mardi le responsable, lors d'une visite à Madrid.Ryanair utilise actuellement des Boeing 737 mais la compagnie et l'avionneur américain n'ayant pu s'entendre sur un prix, les négociations portant sur de nouvelles commandes ont été interrompues en 2009.S'il affirme n'avoir « rien de plus à ajouter » sur les pourparlers avec le russe United Aircraft, qui travaille sur un avion de moyenne taille (150 places), le MS-21, et le chinois Comac qui prépare un avion analogue, baptisé C919, Michael O'Leary a tenu des propos sans équivoques lors de récentes interviews. Dans un entretien accordé au journal allemand « Süddeutsche Zeitung » et à la revue « Aviation Week », le patron de Ryanair a averti qu'il n'hésiterait pas à faire affaire avec ces constructeurs si leurs prix lui convenaient. Michael O'Leary ne craint pas de perdre des passagers en faisant appel à United Aircraft ou Comac. Ses arguments ? Non seulement russes et chinois emploient des technologies occidentales mais Boeing comme Airbus fabriquent certains de leurs équipements dans l'ex-empire du Milieu.Si l'un des deux constructeurs émergents parvient à remporter ce contrat - les propos de Michael O'Leary visant en partie à faire pression sur les avionneurs occidentaux - un cap majeur aura été franchi dans le secteur : jusqu'à présent, Comac et United Aircraft ont surtout fourni des avions aux transporteurs de leurs pays respectifs. E. C.
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