Le contexte actuel plaide en faveur
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Tout un symbole. Ce mercredi marque un anniversaire. Celui de l'amorce du plus important rally boursier de l'histoire, le 9 mars 2009. En l'espace de deux ans, deux types de valeurs ont particulièrement brillé : d'abord les cycliques dites « à la casse », puis les sociétés de croissance. Seules les valeurs défensives ont été laissées pour compte. Maintes fois évoquée, leur résurection ne s'est pourtant pas réalisée. Mais le contexte actuel laisse à penser que cela pourrait être enfin le cas. Depuis les plus hauts du CAC 40, le 18 février dernier, à 4.157,14 points, marquant aussi l'amorce du dernier rebond marqué des cours du pétrole, les valeurs défensives se distinguent au sein de l'indice parisien. Bouygues, Unibail-Rodamco, mais surtout Total, Essilor ou encore Sanofi résistent mieux que les autres.« La consolidation des valeurs bancaires donne lieu à une nouvelle rotation en faveur cette fois des défensives. Nous n'en sommes qu'aux prémices. Mais le phénomène pourrait se concrétiser plus franchement sur le deuxième trimestre », estime Géraud Missonnier, « sells trader » chez Saxo Banque. À l'origine de ce mouvement, les tensions géopolitiques et surtout la flambée des cours du pétrole qui font craindre - au moins dans la forme - un nouveau choc pétrolier et ses conséquences sur la croissance économique mondiale. « Le contexte actuel incite les investisseurs à se replier sur des actifs dits « refuge », comme c'est le cas pour l'or ou sur le Forex à l'image du franc suisse. Une tendance de fond qui permet d'envisager le même mouvement de façon plus marquée au sein des actions », détaille Géraud Missonnier.L'immobilier et la santéToutes les valeurs défensives ne sont pas concernées par ce mouvement. Avec une baisse de plus de 4 % sur la période observée, France Télécome;lécom ne profite pas de ce retour en grâce. À l'inverse, des secteurs moins « problématiques » sont privilégiés. À commencer par l'énergie et une valeur comme Total. Sans oublier l'immobilier et surtout le secteur de la santé qui, selon Géraud Missonnier, devraient à court terme « être privilégiés par les investisseurs aux dépens des autres ». Gaël Vaut
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