L'OCDE s'inquiète d'une reprise « plus lente que prévu »

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En cette période de doute où tous s'interrogent sur une rechute de l'économie dans la récession, les oracles des économistes des grandes institutions internationales comme le FMI ou l'OCDE sont particulièrement appréciés parce qu'ils offrent quelques repères solides auxquels s'accrocher. Le dernier exercice de prévision de l'OCDE - qui s'arrête pourtant à la fin de cette année - ne fait malheureusement qu'ajouter un peu plus d'incertitude à la perplexité existante. Le chef économiste de l'OCDE Pier Carlo Padoan a ainsi invité les autorités monétaires et budgétaires à se préparer... à toutes les éventualités, comme celle d'un nouvel assouplissement monétaire. La reprise économique mondiale pourrait être « plus lente que prévu », indiquent les économistes du château de la Muette. La croissance dans les économies du G7 pourrait en effet tomber à 1,5 % en rythme annualisé dans la deuxième moitié de l'année. Mais c'est la nature de ce ralentissement qui suscite le plus d'inquiétude. L'OCDE estime en effet « qu'il est encore difficile de dire si l'essoufflement de la reprise est temporaire ou s'il est le signe d'une faiblesse sous-jacente plus prononcée de la dépense privée au moment où les mesures de relance arrivent à échéance ». Le chef économiste de l'OCDE Pier Carlo Padoan juge toutefois « peu probable que nous nous dirigions vers une nouvelle récession ». L'OCDE estime que « la croissance dans les économies du G7 (États-Unis, Japon, Canada, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni) pourrait tomber à environ 1,5 % en rythme annualisé au second semestre de l'année », contre une prévision de 1,75 % en mai dernier.Tiraillés entre deux forcesDans le détail, l'économie américaine enregistrerait une croissance de 2 % au troisième trimestre 2010 puis de 1,2 % au quatrième. Au Japon, l'activité progresserait de 0,6 % puis 0,7 %. Le PIB combiné des trois premières économies de la zone euro augmenterait de 0,4 % puis 0,6 %, l'Allemagne faisant nettement mieux que la France, l'Italie restant à la traîne.Les économies développées sont en effet tiraillés entre deux forces. D'un côté, la consommation des ménages pourrait rester déprimée en raison du niveau élevé de chômage et d'un nouvel ajustement à la baisse des prix de l'immobilier. De l'autre côté, l'investissement des entreprises pourrait révéler de bonnes surprises. « La vigueur des bénéfices des entreprises incite à penser que l'investissement ne devrait plus fléchir au cours des mois à venir », estime l'OCDE.

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